Où il est question de Pierre, de Loup, de chat. Mais surtout de chat.

Ça commence à nous faire beaucoup de monde dans un même titre. D’autant plus que concernant le chat, l’un n’ appartenant pas à la même histoire que l’autre, ça nous fait en tout quatre personnages dont je vais essayer de m’employer à vous parler pour le mieux.

Au départ, je recherchais désespérément sur Youtube, une petite animation visionnée il y a fort fort longtemps, où il était question d’un chat facétieux.
C’est alors que j’ai tout de même fini par retrouver trace du fameux Simon’s Cat, en allant piocher dans des mails datant de Mathusalem (notez que ça nous fait un personnage en plus qui apparaît ici), que j’avais heureusement conservé pour l’intérêt de leur contenu.

Ceux qui ont un jour adopté un chat comprendront; les autres en profiteront et riront tout autant:

Peut-être connaissiez-vous déjà cette petite animation?

Bref, laissons de côté ce petit intermède vidéo (je vous encourage d’ailleurs vivement à regarder toutes les aventures de Simon’s Cat) pour revenir à un sujet plus sérieux.
En opérant quelques courtes recherches à propos du précédent intéressé et de son auteur, je suis naturellement tombée sur le site du studio d’animation londonien TANDEM.
En parcourant rapidement les diverses rubriques, c’est non sans surprise que j’ai découvert l’extrait d’un court métrage en Stop Motion.
Pierre et le Loup, le célèbrissime conte musical pour enfant de Prokoviev, revisité par le talent de Suzie Templeton.

Le jour suivant cette fructueuse recherche, j’étais en train d’avidement arpenter les rayons vidéos de la Fnac.
Comment se fait-il que jusqu’ici j’ignorais l’existence de ce court métrage animé, d’à peine plus de 30 min, récompensé de plusieurs prix en 2008, et édité depuis peu par Arte Edition?
L’erreur fut donc vite réparée, et la vidéo dévorée (aussi vite que le loup gobe le canard).

Aucune parole. Juste la musique, et quelques sons d’ambiance.
L’histoire a été quelque peu modifiée, mais n’enlève rien au charme du conte.
D’autant plus qu’il a une bonne part d’humour cocasse, entre l’oiseau qui « vole » grâce à un ballon, un canard assez gai-luron et un peu benêt, un chat énorme au profil franchement ridicule…
J’en ris rien que d’y penser…

Une vidéo à mettre entre TOUTES les mains, dont je vous laisse à présent découvrir un court extrait:

(Si vous voulez vous procurer la vidéo, on la trouve ici, ou ici ou encore …)

(PS: je sais, je n’ai pas parlé du loup!)

En ce moment, je commets…

… Un taux incalculable d’absentéisme sur ce blog (et sur les vôtres)…
Avant de poursuivre le peu d’élan blogesque qui s’est emparé de moi la semaine dernière, je ressens le besoin de m’excuser pour toutes ces semaines si peu productives…

A dire vrai depuis quelques mois, mon envie d’écrire s’est un peu éteinte. Ma tête est moins disponible et j’ai également envie d’avoir d’autres amusements que celui de rester pendant des heures les yeux rivés sur mon écran d’ordinateur.
D’ailleurs, sans effort, j’ai réussi à me détacher petit à petit de ce dernier. Moi qui était complètement addict à mon Hataru, voilà que j’arrive à ne l’utiliser uniquement que pour consulter furtivement ma boîte mail une à deux fois dans la journée.
Comme quoi, tout se soigne, sans crise et sans douleur!

D’autres facteurs font aussi que j’ai également moins l’occasion de passer par ici.
Depuis quelques semaines, ma copine et néanmoins collègue, est pour l’instant logée chez nous. Ayant trouvé mon équivalence (et même mon maître) dans l’art du bavardage, j’avoue que mon activité linguistique a sans peine nettement pris le dessus sur toutes mes autres préoccupations quotidiennes…

S’ajoute une inquiétude grandissante qui concerne là, directement Mr Décroissant et moi-même.
Vous n’êtes pas sans savoir que cela fait quelques mois que nous sommes à la recherche d’un appartement à louer. Plus calme, plus grand, pas trop cher, près d’une gare, en bon état, avec un balcon/terrasse…
Bref, nous sommes assez pointilleux sur nos critères.
Désireux de ne pas revivre le même enfer que l’été passé (les nuisances de ce fameux bar étant toujours actuellement du même ordre … On a appris à se coucher avec le téléphone à côté du lit, prêt à appeler les flics lorsque ça dégénère…), nous avons donc envoyé une lettre de préavis.
Le 1er mai, nous devrions avoir déménagé…
Normalement…
Sauf que pour l’instant, nous allons de déceptions en déceptions, et nous n’avons toujours pas trouvé de quoi nous loger…
Je m’imagine déjà passer l’été prochain dans un petit camping situé dans l’arrière pays niçois… Logés dans une grosse caravane…
N’empêche, ça pourrait certainement être sympa, cette vie de bohème…

Circuit-du-serse

Enfin, les beaux jours reviennent et les envies de furtives escapades en montagne nous reprennent.
L’hiver laisse doucement sa place au printemps. En altitude, sur le flan nord des montagnes, la neige verglacée recouvre encore largement les sentiers, alors qu’en contrebas, dans les forêts de chênes, le chemin est bordé de primevères sauvages et d’anémones…

 

Circuit du Serse, randonnée à retrouver dans les guides RandOxygène.

Est-ce que toutes ces « bonnes » excuses suffisent à me faire pardonner autant d’absences?
A très bientôt donc, avec la suite de mes petites créations et réalisations…

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Ces derniers mois, entre autre, j’ai commis ça… (#2)

… Je disais donc qu’aujourd’hui, histoire de se remettre sans forcer dans le bain de la blogosphère, on allait causer tricotin.

Il est bien loin le temps où ma Mamie m’avait offert ce champignon magique. Ou plutôt maléfique, sur lequel je me suis essayée au tricotin manuel, avec les quelques restes de pelotes de laines qu’elle m’avait donné.
Je me souviens encore, qu’ayant perdu l’aiguille pour faire passer les fils  par dessus les picots, j’utilisais alors une épingle à bigoudis en plastique.
Aujourd’hui, mon début de chef-d’œuvre est resté intact, encore fermement accroché au pied du champignon. (Par contre, le pic à bigoudis, je ne l’ai plus…)

 

 

IMG_3585Peut être un jour j’achèverai ce lent travail. Je formerai un noeud final au bout de toutes ces boucles, refermant ainsi avec, quelques souvenirs.
Mais pour l’heure, j’ai succombé au tricotin mécanique*.
Peut être un peu indirectement par sa faute. Ou la sienne
Je ne sais pas.
En tout cas, c’est rudement rapide et efficace ce machin. Il faut juste mouliner frénétiquement du poignet, et en quelques minutes tout au plus, on se retrouve avec un bon kilomètre de tricotin entassé à ses pieds.

 

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Si je n’ai, pour l’instant, pas encore totalement trouvé une utilisation intelligente pour tous ces petits tas de laines, je savais qu’avant tout, je devais m’essayer au fameux noeud du bonnet turc. Parce qu’après avoir vu ça chez elle, je me suis dis que c’était drôlement chic. Vraiment.

Après quelques longues minutes passées à tenter de réaliser ce fichu nœud (et ce, même en suivant scrupuleusement le tutoriel vidéo), me sentant tâtonner dans  ce j’aime appeler un grand moment de solitude, j’ai tout de même fini par emmêler convenablement le tout.
Le serpentin de tricotin fut alors transformé en bonnet turc. Une fois agrémenté de quelques boutons et fleurette en tissu, c’était alors devenu une broche, que j’ai offerte à ma Mamie…

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* On peut se procurer le tricotin mécanique dans les boutiques Phildar, à la Droguerie, et sur beaucoup de sites de bricolages…

goûter-gourmand

Ces derniers mois, entre autre, j’ai commis ça… (#1)

Pour un goûter réussi, cuisinez quelques petits cupcakes, ajoutez un ou deux fruits…
Sans rien demander, l’oiseau s’est invité…

 

goûter-gourmand

Une petite assiette gourmande réalisée à partir de patrons tirés de ce livre de Tilda.

Ce genre de réalisation demande tout de même une bonne dose de patience et de minutie. Car si la pomme ou l’oiseau (que vous avez déjà pu voir par ici ) prennent forme en trois coups de ciseaux et quelques aiguillées, les cupcakes demandent un peu plus d’agilité. Surtout quand il faut coudre la base ronde…

Beaucoup d’amusement, un peu d’énervement (quand même, parce qu’en fait, parfois, je ne suis pas très patiente), mais au final, de quoi donner un peu de couleur à sa déco.

(Demain, ou un autre jour, on fait du tricotin au kilomètre…)

La crise concerne tout le monde…

… même les chats…

 

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Sous nos yeux éberlués, le chat-fille a réussi à soulever le couvercle de la poubelle, puis à plonger sa tête dans le trou béant, afin d’essayer de récupérer par là, quelques os soigneusement rognés lors de notre repas que nous venions de jeter…
Triste spectacle…
(et pourtant, je vous jure que cette mémère reçoit quotidiennement une large ratio de croquettes…)

Blanc manteau

Il est bientôt l’heure que je parte a travail.
Mais avant de me vêtir de mon manteau, m’emmitoufler dans mon écharpe, passer mes bottes et éventuellement entamer une chasse aux gants dans mon placard, je voulais immortaliser ce moment.

Singulier contraste que cette rose qui tente d’éclore sur mon balcon, tandis que la neige tombe à gros flocons.
Je voudrais rester au chaud, pour admirer ce spectacle si rare…

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Comme un vieux pou … (je ne sais pas comment on dit ça en japonais)

Forcément, quand on a une machine à coudre et qu’on parcoure un peu trop les blogs, on finit par avoir ce genre de bouquin* entre les mains…

Ne croyez pas que je sais lire le japonais. Ceci dit, à force de feuilleter les diverses pages de patrons de ce livre (parmi tant d’autres…), j’ai fini par repérer quelques « mots » simples dont j’avais trouvé au préalable une fameuse aide en matière de traduction par ici

Bref, voici des mois que le tissu était acheté, le patron relevé, tracé et découpé. Le projet gisait au plus profond de mon panier à couture. L’ayant presque oublié après tous les menus travaux que je m’étais donné le devoir d’accomplir pour les cadeaux de Noël ou de naissance…
Et puis dimanche, j’ai décidé qu’il fallait en finir une bonne fois pour toute avec cette fichue robe.

Et donc, mesdames, mesdemoiselles, (les messieurs, ils s’en foutent), je suis toute fière de vous présenter ma toute première réalisation destinée à ma humble personne.
Oui, bien sûr, les photos du bouquin sont incomparablement plus jolies que les miennes. Mais allez prendre des clichés correct le soir, sans lumière naturelle, quand votre salon n’est plus qu’un vaste atelier réservé exclusivement à mes élucubrations manuelles (15 m2 de bordel, pour tout résumer.)

(Robe homemade en velours bleu canard et liberty…)

* Pour celles que ça intéresse, et qui n’ont pas la chance d’habiter à Paris, vous trouverez une quantité de références de livre de couture japonaise dans cette librairie en ligne.

PS: Je revends également ce livre de couture (Happy Home Made vol.1) qui est tout neuf (je n’ai pas touché aux patrons), au prix de 17€, frais de port inclus.

Le hasard fait bien les choses, dit-on

Nous nous sommes rencontrées en 2001, ou 2002, je ne sais plus.
2001, il me semble.
Enfin, peu importe. C’était il y a quelques années, en été.
Nous étions de celles et ceux qui avaient gagné le droit de participer à une sorte « d’école- orchestre » sous la direction d’un maître renommé.
Pendant la « mise en résidence » de l’orchestre, nous avons partagé la même chambre.

J’ai gardé d’elle des souvenirs plutôt flous. Je me rappelle qu’elle était facile à vivre, qu’elle avait un caractère plutôt enjoué, que le contact entre nous fut bon.
Rien de plus. Nous ne trainions pas nos fonds de robes sur les bancs les sièges de bar avec les mêmes copains.

Il y a quelques mois, elle s’est présentée à un concours de recrutement dans notre orchestre. A l’issue de quoi, elle est venue effectuer plusieurs semaines d’intérim.
D’une lointaine connaissance, elle est devenue en peu de temps une très bonne copine. Celle avec qui j’ai pu, entre autre, papoter sans cesse, confier mes soucis de fille, tout en lui enseignant maladroitement mes quelques rudiments en matière de couture.

Hier, un nouveau concours a eu lieu.
Cette fois encore, j’ai occupé la place que je redoute tant, derrière cette table effrayante, comptant parmi les membres du jury.
Sueurs froides, yeux baissés.
Je lui faisais confiance. Oh, ça oui!
Mais quand même, j’ai tremblé. Pour elle. Et peut être pour moi aussi, un peu. Parce que, je souhaitais très fort qu’elle rentre.

Hier soir, nous l’avons accueillie à la maison. Ce matin, la première chose qu’elle m’a dite, c’est: « je suis rentrée ».
Elle avait enfin commencé à réaliser, après une nuit qu’ elle m’a avouée mouvementée…

Connaissance, copine, à présent collègue.
Nous voici donc côte à côte pour quelques longues années.
Nos langues de concierges vont pouvoir continuer à bien fonctionner!
Et mon petit doigt me dit que je ne suis pas arrivée à mes fins en matière d’addiction à la couture…
Elle descend s’installer d’ici peu, avec sa machine à coudre!

18h28

Dans le train, occupée à lire un livre.
Un homme passe devant t’ elle, s’arrête, et se penche pour lui adresser la parole.
–  » Je peux avoir votre numéro de téléphone? »
Regard stupéfait de la demoiselle, qui, vu la situation, a daigné lever le nez de son livre.
–  » Haem. Vous avez un petit copain? »
–  » Mais c’est quoi toutes ces questions? »
L’homme continue son chemin, à travers les rames de train.
Il est laid. Sa démarche est empâtée. Les cheveux longs, grisâtres et ternes. Il est vêtu d’un caleçon de cycliste et d’une veste de survêtement de couleur vive. Sur son dos, un sac à dos attaché très haut.

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Elle, un autre jour, lisant toujours le même livre qui lui sert de passe temps dans les transports en commun.
Un homme s’arrête à son niveau.
–  » Vous êtes d’ici? Je peux avoir votre numéro? »
Cette fois, elle ne relève même pas la tête.
Même démarche, même tenue, mêmes cheveux sales.

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Le soir, je prends le ter de 18h28 pour partir au travail.
A chaque fois, je rencontre le même hurluberlu, qui déambule dans tout le train, à la recherche impossible de celle qui comblera son humble requête…