Archives mensuelles : janvier 2010

Le hasard fait bien les choses, dit-on

Nous nous sommes rencontrées en 2001, ou 2002, je ne sais plus.
2001, il me semble.
Enfin, peu importe. C’était il y a quelques années, en été.
Nous étions de celles et ceux qui avaient gagné le droit de participer à une sorte « d’école- orchestre » sous la direction d’un maître renommé.
Pendant la « mise en résidence » de l’orchestre, nous avons partagé la même chambre.

J’ai gardé d’elle des souvenirs plutôt flous. Je me rappelle qu’elle était facile à vivre, qu’elle avait un caractère plutôt enjoué, que le contact entre nous fut bon.
Rien de plus. Nous ne trainions pas nos fonds de robes sur les bancs les sièges de bar avec les mêmes copains.

Il y a quelques mois, elle s’est présentée à un concours de recrutement dans notre orchestre. A l’issue de quoi, elle est venue effectuer plusieurs semaines d’intérim.
D’une lointaine connaissance, elle est devenue en peu de temps une très bonne copine. Celle avec qui j’ai pu, entre autre, papoter sans cesse, confier mes soucis de fille, tout en lui enseignant maladroitement mes quelques rudiments en matière de couture.

Hier, un nouveau concours a eu lieu.
Cette fois encore, j’ai occupé la place que je redoute tant, derrière cette table effrayante, comptant parmi les membres du jury.
Sueurs froides, yeux baissés.
Je lui faisais confiance. Oh, ça oui!
Mais quand même, j’ai tremblé. Pour elle. Et peut être pour moi aussi, un peu. Parce que, je souhaitais très fort qu’elle rentre.

Hier soir, nous l’avons accueillie à la maison. Ce matin, la première chose qu’elle m’a dite, c’est: « je suis rentrée ».
Elle avait enfin commencé à réaliser, après une nuit qu’ elle m’a avouée mouvementée…

Connaissance, copine, à présent collègue.
Nous voici donc côte à côte pour quelques longues années.
Nos langues de concierges vont pouvoir continuer à bien fonctionner!
Et mon petit doigt me dit que je ne suis pas arrivée à mes fins en matière d’addiction à la couture…
Elle descend s’installer d’ici peu, avec sa machine à coudre!

18h28

Dans le train, occupée à lire un livre.
Un homme passe devant t’ elle, s’arrête, et se penche pour lui adresser la parole.
–  » Je peux avoir votre numéro de téléphone? »
Regard stupéfait de la demoiselle, qui, vu la situation, a daigné lever le nez de son livre.
–  » Haem. Vous avez un petit copain? »
–  » Mais c’est quoi toutes ces questions? »
L’homme continue son chemin, à travers les rames de train.
Il est laid. Sa démarche est empâtée. Les cheveux longs, grisâtres et ternes. Il est vêtu d’un caleçon de cycliste et d’une veste de survêtement de couleur vive. Sur son dos, un sac à dos attaché très haut.

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Elle, un autre jour, lisant toujours le même livre qui lui sert de passe temps dans les transports en commun.
Un homme s’arrête à son niveau.
–  » Vous êtes d’ici? Je peux avoir votre numéro? »
Cette fois, elle ne relève même pas la tête.
Même démarche, même tenue, mêmes cheveux sales.

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Le soir, je prends le ter de 18h28 pour partir au travail.
A chaque fois, je rencontre le même hurluberlu, qui déambule dans tout le train, à la recherche impossible de celle qui comblera son humble requête…

L’Arlésienne

A toutes celles qui m’envoient des petits messages, inquiètes de me voir si longtemps absente, je vous dois alors toutes mes excuses pour être restée si longtemps silencieuse.

Pour tout dire, écrire, en ce moment, n’est pas un « exercice » dans lequel je me sens à l’aise. J’aurais même tendance à trouver la difficulté insurmontable.
Il y aurait certes bien des petits instants et des faits qui remplissent ma journée, à retranscrire par ici.
Les sujets ne manquent pas, les petites créations à photographier non plus.
Seulement voilà, dès que je m’assois devant mon écran d’ordinateur qui ne fait que me rappeler le rectangle vide des articles à rédiger, rien ne me vient spontanément.
Les mots deviennent difficiles à taper. Les phrases me paraissent lourdes. Lorsque je me relis, je ne ressens rien de joyeux à travers mes lignes, et je préfère m’abstenir de poster de fades billets.

Un passage à vide? Certes, je crois que c’est ce qui défini au plus proche mon état global en ce moment.
Mes journées sont rythmées par le travail. Lorsque j’ai du temps libre, je ne m’accorde plus ces longues heures passivement passées devant l’ordinateur. Je préfère être occupée à quelques menus travaux d’aiguille, les mains plongées dans les pelotes de laine, ou lissant un joli tissu…
L’esprit détenant toujours une nouvelle idée à concrétiser.

 

Je laisse les journées filer, donc, et vis au gré de mes envies. Aujourd’hui, je me sentais d’humeur à écrire, relancer un minimum d’activité sur ce blog.
Demain, peut être je reviendrai. Ou il faudra attendre encore quelques semaines. Je ne sais pas.
On verra?

Voeux vintage

Le lourd rideau rouge s’est enfin et définitivement refermé depuis à peine plus d’une heure…

A l’issue de trois semaines de travail intensif, de repas bien arrosés, de sucreries ingurgitées, de fatigue et trac à surmonter, de copains à héberger et chouchouter, de polichinelle agité à supporter, …, je peux enfin me réjouir d’être en vacances pour quelques jours.
Une pause qui va me paraître certainement très courte, mais que je n’aurai pas volée!

En espérant que dans ces prochaines semaines ce blog reprenne une activité plus conséquente, je vous souhaite à toutes une excellente année 2010!